Le dragon, au delà des vieux récits

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Le dragon, symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, gardien des sabres au Japon, maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

Dans la tradition européenne (mythologie grecque, celtique et nordique), il s'agit d'une créature ailée et soufflant le feu, dont le corps écailleux fait penser à une appartenance au monde des reptiles. Il a donné son nom au dragon de Komodo. Toutefois, c'est un non-sens que de classer une créature fantastique dans une taxinomie du règne animal. Cela signifierait de facto que des dragons réels ont été vus, voire étudiés au cours de l'Histoire…

En outre, la catégorie des reptiles est elle-même sujette à caution du point de vue scientifique, incluant ou non les oiseaux en raison de considérations morphologiques.

Le terme dragon désigne également des créatures similaires d'autres cultures, comme les ryu japonais ou les dragons chinois.

Les chevaliers tueurs de dragons sauroctones (si tant est qu'ils ont existés) se virent par la suite canonisés, ou octroyés des exploits historiquement incohérents (le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort).
Le seul témoignage de ces chevaliers est une iconographie médiévale abondante et largement diffusée dont on ne connaît pas la raison d'être exacte.

Devant la violence véhiculée au niveau symbolique en Occident (puisque les faits à charge ainsi que certains protagonistes sont fictifs jusqu'à preuve du contraire), et la vénération de ces créatures en tant que porteurs de lumière et de sagesse en Orient (les dragons luong et ryu font partie du tembu pour protéger l'enseignement de Bouddha, le Dharma), il est compréhensible de rester perplexe. De cette perplexité (un véritable conflit cognitif) pourrait découler :

    * un effet de mode visant à expliquer le pourquoi de l'universalité d'un tel symbole.
    * une explication psychologique représentant les luttes intérieures des différentes facettes de la psyché humaine.

Autour du mystère se sont construits deux mouvements de fans des Dragons cités ici à titre de curiosité :

    * La draconologie, une sorte d'étude anatomique raisonnée et comparée des Dragons : "Si les Dragons existaient, comment seraient-ils structurés afin de respecter les lois de l'évolution naturelle ?"
    * La magie draconique, une sorte de shamanisme totémique tournant autour des dragons.

Origine du dragon

Une hypothèse sur l'origine des dragons remonterait aux premières civilisations. Les habitants auraient trouvé des ossements de dinosaures. Ce serait comme cela que les légendes sur les dragons seraient apparues. Cependant, cette théorie n'explique pas l'universalité du mythe, puisqu'il est assez rare de trouver ces fossiles à l'air libre, dégagés par l'érosion. De manière plus problable, les dragons apparaissent, sous une forme ou une autre, en même temps que les autres monstres de l'imaginaire. Les plus anciennes traces connues remontent à 6 000 ans environ, dans une tombe du Henan, en Chine : formée de coquillages, sa forme se détache nettement aux côtés du défunt. La découverte de cette tombe ne datant que des années 1980, il est possible que d'autres recherches archéologiques trouvent au monstre une origine plus ancienne, dans un futur proche. Cependant, il s'agit là d'une figure religieuse imaginaire, tout comme le sont le sphynx, les sirènes ou toute autre créature fabuleuse. Celles-ci s'appuient davantage sur des espèces animales existantes, que l'homme hybride à sa fantaisie, que sur la découverte d'un squelette gigantesque de dinosaure. On trouve ainsi des monstres aux formes semblables, mais néanmoins différents, dans presque toutes les cultures antiques, et ces mythes se sont par la suite "contaminés" les uns les autres, pour s'approcher de la figure actuelle, désormais universelle.

Apparence et symbolique

Animal fabuleux, héros maléfique ou bienfaisant de nombreux récits et légendes, objet de culte, de terreur sacrée ou de lutte acharnée, le dragon a marqué de son empreinte presque toutes les civilisations. Le dragon est formé d'un corps ressemblant à un crocodile, mais plus souvent à un reptile ; ensuite viennent des ailes et des griffes. En se basant sur les écritures hébraïques, le serpent est le symbole du Mal (voir Diable, Satan) ; les ailes sont un symbole de puissance et d'influence puisque le mot chaldéen désignant la puissance (Abir) est très proche de celui désignant une aile (Aber). Les griffes donnent une information sur le côté animal, bestial de la créature.

Il est à noter que paradoxalement:
- les dragons orientaux ont soit trois griffes, soit cinq griffes pour une patte. En Chine, les dragons impériaux ont cinq griffes, et les subalternes trois. Au Japon, c'est l'inverse. Il existe à ce sujet une amusante polémique sur le nombre de griffes relativement à l'éloignement de l'un de ces deux pays.
- les Sarafim : Cette classe d'anges référencée en Kabbale a donné le nom au chœur des séraphins, représentés par des enfants ailés, à l'instar des chérubins. La représentation infantile de ces derniers est due, semble-t-il, à une erreur de traduction de kerubim. Or linguistiquement parlant, et selon VIRYA, SARAF signifierait au choix Brasier, Enduire de résine ou Dragon. Les Sarafim auraient le pouvoir de purifier et bonifier toutes choses par un Feu spécial, qui pourrait bien être celui contenu dans les Perles de Feu de leurs homologues chinois.

Il est symboliquement relié aux éléments (les quatre éléments de la tradition occidentale, mais uniquement aux éléments des directions Est (Chine, ennemi du Phénix) et Ouest (Japon) de la tradition orientale :

    * par son caractère reptilien, le dragon appartient à la terre, et il vit souvent dans grottes et cavernes,
    * mais il est souvent décrit dans un habitat plus aquatique, fleuves ou mers, voire de gros nuages d'orage; certains crachent même des torents d'eau, comme la fameuse gargouille, combattue par saint Romain au Ve siècle pour délivrer la ville de Rouen.
    * souvent pourvu d'ailes, il appartient aussi au monde aérien; le dragon chinois est également maître des cieux, bien qu'aptère.
    * quant au fait que, le plus souvent, il crache du feu, comment s'en étonner, lorsqu'on a pu voir des fleuves de lave incandescente, filmés par Haroun Tazieff, par exemple, dévalant une pente dans la nuit, et évoquant indiscutablement les contorsions d'un dragon furieux !

Les dragons sont des créatures magiques d'une formidable puissance. Presque toujours dotés de parole, ils peuvent être de très puissants magiciens, prendre figure humaine, séduire les humains par le son de leur voix… Ils sont parfois considérés comme étant d'une espèce supérieure (et antérieure) à toutes les autres créatures mythologiques et à l'Homme.

Dans les légendes de l'Inde et de tout le Sud-Est asiatique, des dragons à tête humaine surmontée d'un capuchon à tête de cobra, les Nâgas, sont les habitants du domaine souterrain où ils gardent jalousement les trésors de la Terre. Ils ont pour ennemis naturels des vautours mythiques appelés Garudas, dragons aériens opposés aux Nâgas, dragons des eaux et de la terre. Mais Nâga et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnou, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient.

Et ce n'est pas un hasard si le Dragon est tant vénéré en Chine, pays du Tao ou voie du milieu. Céleste et chtonien, gardien des eaux, crachant le feu, à la fois Yin et Yang, le Dragon chinois réunit les principes opposés de l'univers : le feu et l'eau, le ciel et la terre.

 

Source : Wikipédia [modifié par Masouka]

Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 24/04/2007
~Top-Mythologie~

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web